bouga74 a écrit :QR_BBPOST Les faire avant d'enregistrer le chant ou les faire avant l'enregistrement du premier instru ?
Salut !
Il n'y a pas de loi particulière, c'est surtout fonction du niveau de maîtrise atteint.
Majoritairement, et cas typique dans le titre qu'on a entendu, il est encore préférable d'enregistrer les choeurs en place avec, pour seul retour, les accors joués par exemple avec une nappe de synthés qui n'a rien à voir avec l'ambiance du morceau. Ca permet de se concentrer pleinement sur l'exercice et de mettre les parties vocales en valeur.
Dans l'ordre d'enregistrement que tu décris, il y a plusieurs erreurs, des inversions (que tu vas trouver seul dès le prochain titre).
Puis de passer à autre chose (pizza/foot/w-e de folie). Notons au passage qu'il faut toujours enregistrer les choeurs avec une voix super-reposée, y compris quand c'est trash. Même remarque pour le batteur. Le reste, sans pousser à la débauche, c'est caractéristiquement moins important.
Au rendu final, dans le mix, même si par exemple les back-voc doivent -suivant les circonstances- se "fondre un peu" dans la masse, elles seront indéniablement + précises et assoiront davantage le morceau (car inconsciemment le cerveau d'un auditeur lambda - qui est loin d'être un béta

- les repère).
Avec de la bouteille et, toujours, selon les morceaux, il est intéressant de doubler ou tripler ces parties. Parfois en tierce, quinte, mais en restant toujours archi-carré (presque caricatural).
Lors de l'enregistrement des autres parties, il faut soit les muter soit les mettre très loin : ça fait ne pas oublier qu'ils sont là et ça laissera + de latitude intrinsèque au chanteur-lead, qui n'est pas obligé de surjouer (notamment puisqu'il sait déjà que c'est bien en place).
En suivant cette technique (en gros : choeurs, bass, batterie, quelques "ajouts", solo gratte puis enfin gratte rythmique); lorsque VOIX + BATTERIE seront bien équilibrées n'y touchez plus : le reste du mix sera presque un jeu d'enfant.
Il faudra (lapalissade !) veiller à mettre l'accent sur ta GC si elle ne te satisfait pas -moi, rien ne me choque, là. Je ne connais pas ton matériel mais il peut être intéressant, si tu veux accentuer sa frappe et que ta pédale n'est pas rouillée, de mettre le micro à côté de la batte. Baisser le reste au besoin...
On peut aussi contourner l'obstacle (j'en entends déjà qui vont hurler

) en enregistrant séparément et soigneusement -plusieurs micros- la GC (après avoir enregistré tout le cirque avec le pied de la batte en chaussette qui frappe à vide rien d'autre que de la moquette).
C'est pareil : pour rester homogène, il faut pratiquer et rester hyper carré en se rappelant qu'il est bien inutile de déployer un roulement-de-la-mort qu'on ne maîtrise pas alors qu'un truc + simple et bien bien en place fait juste l'effet qu'on lui demande.
"Live" et en répète, on fait ce qu'on peut (quitte à donner ici les roulements un peu acrobatiques).
En studio, on fait ce qu'on veut. En se limitant à chaque fois à ce qu'on sait BIEN faire.
C'est comme ça qu'on progresse.
Vous n'y arriverez pas au premier coup et ça peut frustrer au départ l'égo d'un gratteux ou déstabiliser un synthé, mais ça vaut le coup de connaître l'astuce, quitte à devoir virer des parties un peu ratées. c'est en connaissant plusieurs formules que vous parviendrez à panacher selon votre propre méthode.
J'oubliais, mais sans doute connaissais-tu le truc : si l'on veut, par exemple, quelque chose qui soit dans l'idée de... disons "Sympathy for the Devil" : rien de + simple que d'en envoyer tout ou partie sur une piste stéréo de votre maquette et, à tout moment
de la prise et du mix -attention, ça ne se fait jamais le même jour !- de comparer le grain des " woo, woo" avec le grain des choeurs que vous êtes en train de prendre. Idem pour le reste
Autre avantage, à force de passer d'un morceau à l'autre (aujourd'hui les choeurs de tel titre, la rythmique de tel autre, le lendemain la batterie de celui-ci ou celui-là), les morceaux auront + de cohésion les uns avec les autres et leur ordre d'arrivée sur la galette s'inscrira de lui-même.
De +, vous commencerez à travailler en esprit "studio", qui est très différent de l'ambiance répète.
Encore une fois, ce n'est pas une tactique infaillible et on a bien le droit de prendre toutes les largesses qu'on veut. D'autant qu'il n'est pas toujours aisé à un groupe amateur de pouvoir disposer du planing de chacun comme il l'entend, en mettant parfois "au chômage technique" le chanteur pendant 4 ou 5 séances d'afilée !
L'important est de faire sonner. Et pour ça, il faut avant-tout de la méthode.
Mais il faut aussi et surtout se faire plaisir.
La Musique, ça ne se complique vraiment que lorsqu'on veut posséder à fond un instrument ou en faire un métier. Pour le reste, il faut que ça soit et que ça reste du
bonheur.
